Le Mans Le collège en trois ans pour les enfants brillants

25.02.2014 19:34

Hélène Genetay Collège Saint-Louis

Hélène Genetay : « Les enfants précoces demandent beaucoup d’énergie ».

À la rentrée prochaine, le collège Saint-Louis, rue Auvray, va ouvrir une nouvelle section appelée « Cycle Saint-Ex ».

« En 6e et en 5e, nous avions de moins en moins de demande concernant la précocité mais de plus en plus pour des cycles accélérés pour palier l’ennui des enfants », explique Hélène Genetay. « Le collège en trois ans est autorisé par l’éducation nationale, à la manière des sauts de classe. L’important, c’est que l’intégralité du programme soit fait et que les élèves aient acquis le socle commun des connaissances et des compétences ».

Un programme lissé

Il n’y aura donc plus de sixième « précoces » l’an prochain mais un nouveau cycle pour faire le collège en trois ans. « Avec les professeurs de tous les niveaux et de toutes les matières, nous nous sommes réunis pour remettre à plat tous les programmes. Il y a des notions transversales comme par exemple, le Moyen-âge qui peut être étudié en français et en géographie. Nous avons tout lissé pour que le programme soit fait en trois ans. Nous ne reverrons pas non plus les notions de base qui sont considérées comme acquises à la fin du primaire ». De même, les heures de cours ont été lissées et les collégiens seront obligatoirement en cycle bilangue anglais/chinois ou anglais/allemand.

Des tests d’adaptabilité

Pourront intégrer cette nouvelle section, les enfants intellectuellement précoces mais pas seulement. « Tous les élèves qui sont brillants et qui ont le profil pourront être inscrits. On ne demandera pas d’indice de QI. Nous ferons passer des entretiens et des tests d’adaptabilité ».

D’ailleurs, précise l’enseignante, « il y a des enfants précoces qui ne pourront pas entrer en Saint-Ex’ car tous ne pourront pas réussir et s’épanouir dans cette méthode d’apprentissage. Ils seront toujours accueillis mais seront intégrés aux classes de sixième « classiques » avec un projet personnalisé de réussite éducative pour les accompagner ».

À l’issue des trois années, les élèves passeront le diplôme national du brevet avec un an d’avance et intégreront une classe de seconde « classique ».

Mathilde BELAUD